Cette question - qu'en bon fundraiser vous vous êtes posée -, nous sommes en fait très nombreux à nous l'être posée... Et plutôt que de continuer à se poser des questions, mieux vaut chercher à trouver des réponses. Isn't it ? C'est donc ce qu'a fait l'Agence Limite grâce à un sondage réalisé par l'Ifop sur "l'impact de la crise financière sur le don". Les résultats tant attendus...Cette étude confirme un tassement des dons entre juillet dernier et mi-octobre, avec en particulier :
- un tassement de plus de 10% du "vivier" de donateurs sur cette période,
- un recul de l’acte de don (ou de l'intention ?, ndlr) de l’ordre de 9 à 10 points selon les tranches d’âge pour le trimestre à venir.
- 22% des donateurs les plus assidus prévoient d’allouer une somme de moindre importance qu’à l’habitude aux dons de fin d’année.
En outre, "selon les observateurs du secteur de la collecte de fonds, cette tendance est avérée depuis le début de l’année, avec une baisse du don moyen de l’ordre de 1,5 à 2 euros signalée par plusieurs associations (par exemple lors du Pasteurdon de fin septembre) et des difficultés accrues pour recruter de nouveaux donateurs" indique le communiqué de l'Agence Limite.
"En toute logique, les donateurs ont l’intention de se recentrer sur les causes « proches », recherche médicale, aide aux personnes défavorisées et au logement et - actualité Grenelle aidant - protection de l’environnement et des animaux" apprend-t-on également.
Quelles conclusions en tirer ? Parmi les points avancés dans le communiqué, je retiendrai pour ma part :
- Les « marques associatives » qui seront présentes et sauront expliquer au public, d’une façon nouvelle, preuves à l’appui et avec de nouvelles formes d’aide fondées sur l’écoute et l’interactivité, que, plus que jamais, du fait du contexte, « on a besoin d’elles », pourraient très bien non seulement « sauver leur fin d’année », mais se positionner pour l’après crise.
- De nouveaux univers, mécénat des marques, philanthropie, campagnes interactives, nouveaux médias (TNT, web-TV, SMS, …), opérations et échanges terrain… vont en effet émerger de cette crise : les organisations qui se positionnent sur ces relais de croissance préparent la sortie de crise.
Ces deux points fleurent bon les nouveaux médias et particulièrement le web, non ?
Il est vrai que le média qui offre le plus de latitude à se démarquer, se différencier, innover et créer de l'interactivité (et offrir de la réactivité face à la crise), c'est quand même le web. Non ?
> Sondage Ifop / Agence Limite
> Autre point de vue sur le sujet : "ONG : la générosité à l'épreuve de la crise"
> Et pour ceux qui n'ont pas encore répondu à mon sondage (rien à voir avec Ifop), c'est le moment de vous rattraper ! (les résultats seront publiés prochainement...)
5 commentaires:
merci claude...
Ne me remercie pas... certains vont croire que tu m'a payé !
PS : au fait, tu me dois 30 euros pour ce billet.
Notons qu'en fin de présentation, André puis Laurent ont souligné deux points importants, que je formule avec commentaires :
- effectivement la place de l'Internet, et donc également du web, dans une vraie forme de fundraising (ce que je défends depuis maintenant longtemps)
- le caractère durable de la relation à établir, et in fine la place du Développement Durable (le gros mot !) dans le tiers-secteur, où l'on est plutôt en retard (oui, les entreprises parlent de RSE, et mettent en oeuvre des projets en la matière, là où les assocs ne se positionnent pas, alors que c'est quand même leur coeur de métier la Responsabilité Sociale et Environnementale...)
Trouvez moi une seule assoc qui ne travaille ni sur la responsabilité, ni sur le social, ni sur l'environnement (qui n'est pas que l'écologie, rappelons le), de prêt ou de loin, dans ce cas je vous fais un karaoké d'Aznavour (et pourtant... c'est une épreuve Aznavour en karaoké :-)
Mike
Attention Mike, moi j'aime bien Aznavour. Et je te rappelle qu'il s'engage pour des causes.
Prochain karaoké, je te propose celle-ci :
http://www.youtube.com/watch?v=qtQRV2OLViw
L’enjeux du Nouveau Breton woods est sur la table!
L'économiste Jean-Luc Gréau dans un interview donner au Nouvel Obs du 30 octobre, dénonce le Faux Nouveau Bretton Woods de la City.
« N. O. - Que peut-on attendre d'un nouveau Bretton Woods ? Quels rôles peuvent jouer les pays émergents ?
J.-L. Gréau. - De deux choses l'une. Ou bien le nouveau Bretton Woods s'inscrit dans la lignée du précédent, qui tendait à stabiliser le monde du point de vue économique, monétaire et financier pour favoriser la prospérité, l'emploi et le progrès matériel, intellectuel et moral des populations. Ou bien il procède d'une tentative de soumettre, plus encore que ce n'était le cas au moment où la crise a surgi, les entreprises et les populations aux exigences maintenues des opérateurs financiers préalablement sauvés par les Etats. Les pays émergents ont un rôle à jouer dans la mesure où ils favoriseront la naissance de ce monde multipolaire, plus équilibré et plus stable, dont nous avons besoin. »
Face à la situation historique et révolutionnaire que nous sommes entrain de vivre, il ne faut pas céder à la tentation de certains agitateurs qui pensent que du chaos naitra une plus belle société. Du Chaos sortira qu’une autre loi de la jungle ou le plus faible sera toujours le perdant.
Nous devons aussi dire non au faux nouveau bretton woods proposé par Gordon Brouwn et ses amis, qui essayent d’imposer brutalement un contrôle totale sur l’économie par la haute finance international de la City et Wall street.
Nous devons au contraire nous mobiliser autour de la mise en faillite du système actuel.
Pour aiguiser vos convictions politiques et économique afin de rentrer dans la bataille, je vous propose la lecture du dernier tract de solidarité et Progrès, L’indispensable rupture avec l’empire financier, par Jacques Cheminade : http://solidariteetprogres.org/IMG/pdf/TRACT_2008_11_03_NBW_1_.pdf
« L’avantage des crises est qu’elles changent les règles du jeu. Il dépend de nous que ce ne soit pas pour le pire, mais pour le meilleur. »
La France doit peser sur le G20, et nous, citoyens, devons tout faire pour influencer nos élites.
La révolution passera par une réforme profonde du système monétaire et financier international, et non par de vaines révoltes violentes.
David C.
david.cabas.over-blog.fr
leretourdusillon@gmail.com
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