"L'utilisation de ces nouvelles techniques [du web 2.0, ndlr] rend obsolète la traditionnelle relation (induisant un don) qu'utilisent jusqu'à présent les associations avec leur sympathisants. Grâce à la sollicitation online des amis, des sympathisants et des donateurs, les associations peuvent désormais atteindre et développer des communautés virtuelles qui vont bien au delà de leur propre base d'adresses e-mail", souligne Ted Hart dans People to people fundraising. C'est en effet de nouvelles perspectives de collecte online (e-fundraising) qui se profilent pour nous, professionnels du "online", grâce à la mise en application du p2p fundraising.Le principe de ces pages - si vous ne le connaissez pas - est assez simple : vous offrez la possibilité à vos internautes de créer des pages personnelles de collecte au profit de votre cause. Et surtout, ces internautes assurent eux-mêmes la promotion de leur page via leur réseau (carnet d'adresse, facebook...). D'où le terme anglosaxon de p2p fundraising, peer-to-peer fundraising ou - je préfère - people to people fundraising. Soyez rassuré, tout est légal...
Si le principe est simple, sa mise en oeuvre est toute autre. Le contexte d'incitation à la création de ces pages est déterminant. Idéalement, il doit s'inscrire dans une logique si ce n'est événementielle - au moins centrée autour d'un "événement" (centré sur l'ONG ou sur l'individu lui-même) : une course au profit de votre cause, une célébration, un concert, un anniversaire, un départ en retraite... A vous (et/ou à l'internaute) de trouver l'opportunité. La bonne.
Gardez à l'esprit que les pages perso de collecte sont à l'image d'un module de don en ligne : elles ne sont qu'un outil au service de la collecte en ligne. Pour que cette dernière soit optimale, charge à vous de promouvoir ce nouveau mode de collecte de la façon la plus adaptée. C'est la difficulté de l'exercice. Et c'est là qu'une vraie approche communautaire s'impose. Avec d'autres outils de base : e-mailings, bannières, widgets... beaucoup de boulot en perspective.
A ce jour, deux sociétés proposent des services de P2P fundraising au travers de deux sites : Aiderdonner et izi-Collecte. D'autres solutions devraient également être disponibles dans les mois à venir. Un des enjeux immédiats est sans doute de faire connaître ce nouveau mode de collecte, tant auprès des professionnels que du grand public ; d'en systématiser l'usage et de l'intégrer efficacement dans votre stratégie online. Là, rien de mieux que d'être conseillé par des pros et d'expérimenter.
[Addendum - 04/07/2008] Autre offre disponible sur le marché pour proposer à vos internautes de créer des pages perso à votre profit : celle d'Optimus. Une offre développée avec HJC et ArtezInteractive, que je vous laisse découvrir ci-dessous (merci Frédéric pour ce document très intéressant !).
Enfin, pour finaliser ces propos, quoi de mieux que vous montrer un exemple ? Même si la créatrice de cette page au profit de la Fondation pour la Recherche Médicale est indéniablement acculturée aux pages perso de collecte, je lui tire une nouvelle fois mon chapeau. Merci Wendy. [>][1] On doit les premières expériences dans ce domaine sur le web français à Greenpeace et l'AFM / Téléthon.
[2] par ex. justgiving.com. Créé en 2001, le site a permis de collecter 290M£ depuis son démarrage et a aujourd'hui plus de 5000 associations abonnées (Source : Justgiving). 20M £ ont été collectés à l'occasion de l'édition 2008 du marathon de Londres grâce à 16 000 coureurs utilisant les pages personnelles de collecte. En outre, 1M £ ont été collectés en une seule journée quelques jours avant l'épreuve. (Source: Third Sector / 21 mai 2008).
Merci Guillaume pour ces infos chiffrées :-)
8 commentaires:
Encore merci Claude pour cette évangélisation régulière sur toutes les techniques de collecte de fonds online.
Le désormais "fameux" Peer to Peer Fundraising" ou encore "Friendraising" prendra t-il en France ?
Allez, Optimus prend le pari que oui...pas de raison pour que cela ne fonctionne pas. Mais tu as bien raison de rappeler que l'on attrape pas des mouches avec du vinaigre. L'utilisation de telle ou telle plate-forme n'aura d'effet que si la mobilisation est bien orchestrée et que si toutes les conditions de cette dernière sont réunies. Cause solide, base de mobilisation existante, plan marketing dédié, créateurs de pages ET donateurs sensibilisés et mobilisés pour agir...
Quelque part cela tombe bien car c'est un peu ce que nous faisons....Allez, je ne résiste pas à te livrer limite en avant-première le dossier de présentation de l'offre Optimus-Hjc-Artez dédié à cette technique.
Pour le lire (online off course !) :
http://issuu.com/optimus/docs/pagespersomaster
A...bientôt !
Fred
PS : il est temps que "quelqu'un" m'apprenne à insérer un lien cliquable dans ce type de commentaire...!
En voilà une info qui est intéressante. Thanks pour le tuyau. Je remonte l'info dans le billet. Et Optimus est la seule à proposer ce service ou d'autres agences vont s'y attaquer ? Mystère...
Soyons...Optimiste !
Fred
Il va falloir officialiser les choses entre vous deux parce que là ça sent le foutage de gueule... J'aime et je fréquente ce blog fréquemment mais si il devient l'anti-chambre d'Optimus je ne lirais plus les billets avec le même intérêt
C'est vrai... j'avoue que ce n'est pas 100% transparent. Et ce n'est pas mon style de continuer ainsi.
C'est promis, un prochain billet fera l'annonce de mes prochaines fonctions. Et se posera à moi la question de savoir si je continue le blog or not. Histoire de ne pas avoir à gérer des conflits d'intérêt.
PS : C'est appréciable de savoir à qui on s'adresse quand on blogue... ou alors "Anonyme" est vraiment ton nom ?
hs en réponse au ps : je ne souhaite pas associé mes remarques perso à l'agence dans laquelle je travail, ça pourrait être mal interprété ;-)
Cela étant dit merci pour ta pertinente analyse sur le fundraising p2p
Promis, c'est pas moi.
Mais c'est vrai que sur ce coup là, c'était un peu gros ;-)
Plus c'est gros. Plus ça marche.
Et j'ai l'adresse IP de Anonyme...
PS : je plaisante...
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