28 nov. 2007

Le web au secours de la transparence ?

La transparence : tout un concept, toute une philosophie mais aussi, un principe bien souvent galvaudé qui – aujourd’hui - ne veut plus rien dire. Inutile dans votre discours, voire dangereux, de prétendre à la transparence. Place aux actes. Démontrez-le. Et vos sites web doivent y contribuer. C’est la réflexion que m'inspire un récent article de la revue « Que Choisir ».

« Associations humanitaires / Transparence en trompe l’œil » : le titre de ce numéro de décembre de la revue Que choisir a de quoi interpeler. C’est pourtant le ton habituel de la revue de cette association de consommateurs. Il faut vous y habituer. Fabienne Maleysson, qui signe cet article, pointe du doigt la présentation des comptes. Bien que visiblement traumatisée par l’Affaire de l’ARC (il va bien falloir un jour s’en remettre), elle n’a pas forcément tort… Car « faute de réglementation précise [en particulier sur la constitution du fameux Compte d’emploi des ressources, ndlr], les graphiques censés renseigner les donateurs sur l’utilisation de leur argent ne les informent pas valablement. Pour se faire une idée étayée, il faut aller plus loin ».

Et pour « aller plus loin », la journaliste compte sur « l’exploration des sites internet […] qui est assez révélatrice ». Il faut effectivement ne pas s’arrêter à l’analyse et la comparaison des comptes. Toutes les ONG sont différentes avec des fonctionnements différents. Tout n’est pas une histoire de ratios.

Mon analyse : sur la plupart de vos supports de communication (mailings postaux, revue…), il est bien évidemment impossible d’être exhaustif. N'hésitez pas à renvoyez sur votre site web : il est le seul support où vous pouvez concentrer votre « arsenal » de documents (en pdf - bien sûr), de procédures, de contrôles (Igas, Cour des comptes…), d’exemples illustrés… attestant de la bonne gestion des fonds que vous collectez au regard de la mission de votre ONG. Charge à l’internaute de se faire une opinion.

> L'article
> Que Choisir

[Addendum - 30 novembre]
Un article lu aujourd'hui-même dans Matin plus - le quotidien gratuit - attire mon attention sur un nouveau sondage CSA réalisé pour le Crédit Coopératif et Deloitte/In Extenso : "Les Français et le financement des associations". Le sondage confirme que «Les Français veulent s’assurer que l’argent est bien utilisé et, surtout, qu’il l’est efficacement», précise Hugues Sibille, directeur général du Crédit coopératif. D'où l'importance de travailler sa communication financière. En particulier sur le web.

> Le communiqué de Presse [Crédit coopératif]
> L'article de Matin Plus

23 nov. 2007

Baromètre de la générosité 2007 & les Français et la confiance

Pour sortir le nez du guidon de l'écran, voici deux études récentes qu'il faut prendre la peine de lire. A télécharger en pdf.

Pour commencer, la traditionnelle (attention, je n'ai pas dit sempiternelle...) étude effectuée par TNS Sofres pour l’Observatoire de la Fondation de France. Le Baromètre de la générosité en France 2007 (datée d'octobre 2007) nous confirme ainsi les grandes tendances de l'expression de la générosité de nos concitoyens. Pas de surprise. Mon regret : les nouvelles façons de donner (don en ligne - CB et autres -, sms...) auraient méritées plus d'attention. C'est l'avenir, quand même. Non ?
Baromètre 2007 de la générosité en France [pdf]


Autre étude intéressante : celle demandée par le Comité de la Charte du don en confiance. Elle porte cette fois-ci sur le Phénomène de la confiance. Réalisée en septembre dernier, elle vise à explorer la problématique de la confiance du grand public dans les organisations faisant appel à la générosité. A retenir : le classement des différents leviers de confiance. Surprenant : le paradoxe des attentes [du public, ndlr] en matière d'information. On y apprend que les prospects ou les donateurs n'ont pas forcément besoin d'être informés (par les ONG). Apparemment, il leur suffit de savoir que l'information est disponible, accessible.
Le phénomène de la confiance [pdf]


Moi, j'attends avec impatience les résultats de l'étude "Quel donateur êtes-vous ?", actuellement en cours. Ce sera peut-être mon cadeau de Noël ? Ou de début d'année ? Non ? Antoine Vaccaro n'est pas le Père Noël ? On m'aurait menti...


22 nov. 2007

Collez des post-it sur vos pages web

Dans le domaine de l’e-marketing, nous sommes (vous êtes) amenés à commenter, analyser, critiquer (hum… j’aime !), indiquer des correctifs à des pages en ligne (site web, maquette d’e-mailing…). Pas simple de faire un feed-back sur une proposition de maquette de site web, de se faire comprendre avec des mots sur la position d’une photo, etc.

Souvent, vous vous en tirez avec des commentaires très subjectifs (que vous seul comprenez…). Ça donne des choses du genre : « La photo en haut, à droite, sous la barre de navigation, doit être placée un petit peu plus à droite, mais pas trop quand même. Et le titre à gauche : il est trop gros et blablabla (...) ». Au mieux, vous faites des captures d’écran, insérées sous word, avec des commentaires autour et vous transmettez tout ça par mail à votre webmaster préféré ou à votre webagency. Bref, ce n’est pas toujours très simple.

Cette galère est aujourd’hui terminée, grâce à Fleck. Un service web 2.0 très pratique qui existe depuis longtemps. Encore fallait-il le connaitre. Il suffit de vous connecter sur le site Fleck.com (ou d’utiliser l’extension*) et de charger la page en ligne souhaitée. Il ne vous reste plus qu’à coller des post-it virtuels (note ou bullet, au choix). Tout se pilote grâce à une barre d’outils située en bas de page. En plus c’est collaboratif : vous pouvez transmettre l’adresse de cette page par mail (ou la publier sur un site ou un blog) et inviter d’autres personnes à faire des commentaires. Un outil très pratique à consommer sans modération.
*un plugin existe également et permet d’ajouter
cette fonctionnalité - fleck - directement à votre navigateur.


> Exemple de page commentée
> Fleck

21 nov. 2007

Téléthon : zoom sur la plateforme de blogs

« Les blogs - vous le savez - c’est ma grande passion ! » m’exclame-je tel Omar Sharif dans une pub des années 90 pour le PMU. Alors voici un billet de blog sur l’intérêt des blogs, au travers du service de blogs proposé par l’AFM dans le cadre du Téléthon 2007. Comment ça, je blogote ? Y a pas que moi. Nous blogothons tous un peu...

J’ai pu échanger à ce sujet il y a quelques temps avec Ludovic Passamonti de la société BlogSpirit qui vient de finaliser la nouvelle version du service de blogs pour l'édition 2007 du Téléthon. «L’objectif de ce service de blogs, me rappelle-t-il, est de fournir un outil de communication pour :

> donner de la visibilité (sur le web) à toutes les actions de soutien mises en place dans le cadre du Téléthon 2007 (et les suivants…),

> permettre aux malades et à leur famille de témoigner sur leur vécu et trouver du soutien auprès des lecteurs, des témoignages... Et devenir de « véritables » ambassadeurs de l’AFM via leur blog,

> booster la collecte de manière continue sur l’année, et non plus seulement au moment du Téléthon, via un module de don en ligne installé par défaut sur chaque blog (image ci-contre). »

« Le portail est très simple et n’est pour l’instant alimenté que par des remontées de contenus automatiques. C’est un bel exemple de ce qu’il est possible de faire avec un service de blogs dans le domaine du caritatif, et qui va évoluer avec notre conseil permanent », indique LudovicPassamonti. L’idée – vous l’aurez comprise – est de travailler l’aspect communautaire en mettant à disposition un formidable outil à disposition de l’internaute.

Et enfin, pourquoi devenir blogueur sur afm-telethon.fr (et participer ainsi au Blogothon) ? Simple. Voici l’argumentaire officiel.

• exposer des points de vue, des expériences,
• agir, s'exprimer, échanger,
• mobiliser son entourage pour le Téléthon,
• prendre la parole, susciter des réactions,
• raconter son histoire,
• toucher sur Internet toutes les personnes concernées par les maladies rares,
• témoigner de son soutien,
• être au plus près des débats de l'actualité de la recherche, du handicap,
• commenter l'actualité en lien avec les actions de l'AFM.

Intéressant non ? Toujours pas jaloux(se) du Téléthon ? Moi, si.

> Téléthon : la plateforme de blogs
> Un exemple de blog

> BlogSpirit

19 nov. 2007

Formation : du nouveau chez Comundi

C'est assez rare pour le signaler. Je viens de recevoir - par la Poste (pas encore en grève) - un mini catalogue proposant des formations, exclusivement dans le domaine de la communication on-line. C'est signé Stratégies. Un petit coup de Google (il ne se met pas en grève, lui...) et hop, on trouve sur le site de Comundi pas moins de 11 formations intéressantes. Certaines sont toutes nouvelles. C'est un peu cher, mais bon...


> E-Marketing et E-Communication
L'essentiel du marketing et de la communication en ligne !

> Développer une communication digitale 360° efficace

> Réussir sa e-newsletter interne

> De l'intranet au portail collaboratif 2.0

> Communiquer sur le Net en toute légalité

> Intranet, espace collaboratif, Blog, Video, Wiki, Univers virtuels...
Intégrez les technologies Web 2.0 et 3.0 dans votre entreprise

> Buzz, viral, blog, guerilla marketing
Réussir sa stratégie de marketing alternatif on et off-Line

> Techniques de rédaction en ligne
Sites internet, intranet, emails, newsletters...

> Créer et fidéliser des communautés on-line

> Relations publiques sur Internet
Blogs, wikis, flux RSS, Syndication, Web 2.0...

> Réussir sa stratégie de blog marketing


Nota : un autre catalogue - réalisé également par Stratégie - sur les formations touchant au "on-line" peut être commandé (pas de version pdf...) sur cette page.

14 nov. 2007

www.aidez.org : l'aventure se termine...

Toutes les belles histoires ont une fin. Même sur le web. Né en novembre 1999 de la rencontre entre Club Internet et le Comité de la Charte du don en confiance, www.aidez.org a eu pour vocation de figurer le "portail" de la solidarité en ligne. Il aura vraisemblablement permis à près d'un million d'internautes de faire un don en ligne sécurisé. Retour sur un vrai beau pojet. Une utopie ?

La nouvelle est tombée il y a quelques jours ; par mail, of course. "Suite au rachat de Club Internet (...) par Neuf Cegetel, cette entreprise (...) a clairement signifié (...) son intention de résilier les contrats relatifs au site Aidez.org". Le message est limpide. Neuf ne souhaite pas faire perdurer www.aidez.org.

A l'origine du site : une proposition de Club Internet de s'investir dans une action de partenariat online. Club Internet rencontre le Comité de la Charte. Réflexion. Discussion. Le projet d'un site web permettant le don en ligne se dessine peu à peu. Atos est naturellement intégré au projet pour l'aspect sécurisation des échanges de données. Toutes les organisations membres du Comité de la Charte se voient proposer la possibilité d'être intégrées sur ce portail. Ainsi, au lancement du site, une dizaine d'associations et fondations sont de la partie. En 2007, elles seront plus de 40. Depuis sa création, plus d'un million de dons auront été réalisés via ce site, pour un montant global d'environ 4 millions d'euros (source : Club Internet).

Après quelques campagnes de promotion assurées par Club-Internet dans les premières années qui suivirent le lancement*, les moyens investis pour la maintenance, la vie et la promotion du site s'amenuirent. Navire à la dérive depuis des mois, aujourd'hui, c'est officiel, www.aidez.org va inexorablement sombrer dans les abîmes du web. Neuf ne fait qu'abréger les souffrances. Fermeture définitive prévue début 2008. Plus que quelques semaines pour sortir votre CB.

Perso, je regrette (c'est mon côté utopiste) que des initiatives de ce type - collectives - ne voient pas le jour plus souvent. Avis aux intéressés.

> www.Aidez.org
> Comité de la Charte du don en confiance

*Avec de beaux efforts de com' (e-card de Pessin - himself - , bannières pub et même spot vidéo - cf. ci-dessous)




Une petite pensée pour tous ceux qui ont collaboré à ce projet. Ils se reconnaîtront. Et particulièrement à Bruno Taxy - à l'époque à l'Institut Pasteur - qui a assuré la gestation et l'accouchement de ce beau projet. Et aussi à Daniel B., Mathieu R., Cyrille C-B. et tous ceux que j'oublie. Snif.

13 nov. 2007

SMS : c'est l'occasion d'en parler

C'est un terrain encore peu exploité par les ONG. Because ça coûte cher. Et le message est très rudimentaire : uniquement du texte (limité à 160 caractères). Néanmoins, inscrit dans une vraie logique multicanale ou axé sur de l'event marketing, le SMS a sans doute sa valeur ajoutée.

Ce que j'entends par "logique multicanale" ? Vous lancez une campagne d'appel à don et vous déployez l'artillerie lourde : affichage, spot Tv et radio, web, print... et pourquoi pas le SMS ? Dans ce cas, il ne sert pas qu'à la sollicitation. Utilisez-le pour la confirmation d'une action, le remerciement, le rappel d'une info...

Ce que j'entends par "event marketing" : un événement particulier dans la vie de vos donateurs, de vos sympathisants (ou de la vôtre - celle de votre ONG) mérite que vous leur envoyiez un petit message. Ça entretient la relation.

Pour tout ça, mieux vaut négocier un partenariat avec un opérateur téléphonique ou un intermédiaire. Question de tarif (désolé d'insister...). Et de bien choisir sa cible (oui, là aussi).

Mais pourquoi faire un billet sur le SMS (c'est pas mon dada et c'est pas tout à fait du "on line") ? Simplement parce que j'en ai reçu un ce matin à 09h08. J'étais à Madeleine, la seule station de métro au monde qui ne sent pas l'odeur de son nom. Proust n'a pas connu le métro. C'est sûr.

Voilà ce qu'on me disait :
"Orange info : Faites une bonne action ! Un SMS envoyé depuis votre mobile = 5cts reversés à l'UNICEF pour l'anniversaire de la ratification des droits de l'enfant."

Je suis donc allé faire un tour sur le site web de l'Unicef. J'y ai confirmation que les droits de l'enfant ont 18 ans le 20 novembre, via une animation flash assez sympa. Objectif rempli pour l'Unicef ? A voir...

A mon sens, le SMS (et le MMS) deviendra réellement intéressant quand nous serons tous équipés de téléphones nous permettant de naviguer sur le web. Histoire de pouvoir prolonger le dialogue et de concrétiser une action (don, achat...).

Allez, j'en profite. Autre point à surveiller concernant les téléphones portables : les QR codes ou codes 2D. Vous ne savez pas ce que c'est (la honte) ? Ça ressemble à un code barre mal peigné. Vous le voyez dans une revue ou sur une affiche, vous le prenez en photo avec votre téléphone portable équipé-pour, et ça déclenche une action (complément d'info, abonnement...). Moi, je vois plein d'usages potentiellement intéressants. Et vous ?

11 nov. 2007

Je ne donne pas. Moi non plus.

Dernière campagne de communication d'une ONG diffusée sur les ondes et sur la Toile : celle de la Fondation de France. Le pitch (c'est Ardisson qui m'avait appris ce terme...) est accrocheur : "Ils ne donnent pas... sans bonne raison de donner".

L'un des noms de domaine (il y en a quelques autres qui ont été réservés pour cette campagne...) conduisant à ce site - www.jenedonnepas.fr - me met la puce à l'oreille. Il y a enfin dans cette approche une volonté de changement. L'angle de la campagne radio est construit autour de la présentation de différentes motivations au don, par la négative ; et (re-)centrée autour du donateur. Le spot radio commence ainsi par une voix de femme affirmant "Je ne donne pas quand on essaie de me faire pleurer". D'autres "Je ne donne pas parce que..." suivent. Sur le site, on retrouve ce même esprit avec des portraits de donateurs permettant d'ouvrir sur la palette de causes couvertes par la Fondation de France : mal-logés, exclus, enfance, environnement, recherche, etc. Une belle manière de mettre en avant l'expertise de cette fondation.

Ce que j'apprécie : le donateur est au centre de cette campagne. En outre, le ton est bien loin du misérabilisme, du larmoyant, de l'émotionnel... bref, plus positif et rationnel. Une tendance qui doit se généraliser. Perso, je préfère. Il est vrai que c'est officiellement une campagne de communication. Mais si cela peut générer quelques dons, on ne sera pas contre. Non ?
J'aime aussi la simplicité du site et l'aspect épuré du design.

Mon regret : je sais que tout le monde connaît la Fondation de France (c'est donc facile de la googliser), néanmoins, je trouve dommage de ne pas avoir cité - dans le spot audio - l'adresse du site web qui permet de prolonger la réflexion. En outre, cela aurait enfoncé le clou sur le côté un peu "provocateur" de la campagne : "connectez-vous sur www.jenedonnepas.fr" aurait conclu la petite voix. Pas mal non ? Autre point de questionnement intérieur qui ne m'empêche tout de même pas de dormir : pourquoi cet effet de photos vieillies, un peu jaunies ? Ça ne vieillit pas les photos numériques... Comment ça je critique ? Non, je suis jaloux.

> www.jenedonnepas.fr

*Une campagne orchestrée par TBWA\CORPORATE\NON PROFIT
+ Trilogicom pour le web (qui me confirme?)

6 nov. 2007

Surveillez et optimisez votre e-réputation (2/2)

[Ci-dessous la suite et fin d'un billet précédent : Surveillez et optimisez votre e-réputation (1/2)]

2. Adaptez, anticipez
La plupart des organisations à but commercial ont bien compris que leur réputation est en jeu, particulièrement sur le web. Elles ont ainsi rapidement mis en place des cellules de veille online sur les produits ou les services qu'elles développent. Ainsi peuvent-elles être informées rapidement sur l'avis de leurs clients, de leurs consommateurs (contents et mécontents). Ensuite (c'est là où tout reste à faire...), charge à elles de réagir en communiquant, en adaptant les produits ou services...

Cette recette théorique est évidemment applicable au monde des ONG. Alors qu'aujourd'hui encore le puritanisme anglo-saxon et la fausse pudeur latine retient encore les mécontents et autres insatisfaits chroniques de critiquer - voire baver - à tort ou à raison sur les ONG, demain sera fait d'une nouvelle génération d'internautes qui n'hésiteront plus à prendre souris et clavier pour exprimer le fond de leur pensée. Et nous sommes déjà demain, j'en suis persuadé.

Place au dialogue
.
Avant de brandir le texte du décret d'application du droit de réponse sur le web, fraichement sorti au JO, et d'exercer celui-ci face à une attaque, pensez à dialoguer. La plupart des sites ou des blogs le permettent (contact webmaster, contacter l'auteur, répondre à ce message...). Au pire contactez l'hébergeur. Mieux vaut essayer d'entamer le dialogue avec l'auteur de l'article qui vous déplait. Certains blogueurs en sont même ravis, car bien souvent, un des objectifs du blog est de proposer des sujets polémiques ou sujets à discussion.

D'autre part, pensez à adapter les contenus de votre/vos site(s) en fonction de cette e-réputation. On vous reproche sur un forum de ne pas dire ce que vous faites dans tel secteur ? Publiez d'une part une réponse directe à ce message et un article sur le sujet, avec reprise en home page sur votre site. C'est aussi ça, la transparence.

On se fait passer pour vous dans des e-mailings ? Publiez un communiqué en ligne. C'est apparemment ce dont a été victime récemment la Fondation de France. Réaction des plus sages et très "pro" : la publication d'un encadré sur son site (cliquez sur la photo ci-contre).

Autre exemple - actualité oblige - : la confusion règne au sein des associations liées à l'adoption, suite à l'Affaire de l'Arche de Zoé (Grrr...). Certaines de ces associations concernées ont ainsi commencé à communiquer sur le sujet par mail ou sur leur site, histoire de clarifier la situation et éviter les amalgames. Sage décision que d'agir vite.

A la longueur du sujet (ainsi ai-je décidé d'en faire 2 billets...), vous pouvez vous rendre compte de la charge de travail que nécessite la gestion de sa e-réputation. Même si on peut coupler cette lourde tâche à l'analyse d'audience ou à la veille concurrentielle, il n'empêche qu'il faut du temps. D'autant plus qu'il s'agit là d'une analyse plus qualitative que quantitative. C'est pour cette raison que des sociétés existent pour faire ce job pour vous, telles que Digimind, Scanblog ou Hington Klarsey.

Pour conclure...
Sur le web, l'info circule vite. Très vite. Il faut donc agir vite. Très vite. Encore plus vite. Un incendie est plus facilement maîtrisable au départ du feu (dicton perso - à méditer). Deuxième point, l'info est souvent rémanente. C'est-à-dire que le web capitalise, thésaurise une bonne part des informations publiées depuis la naissance du web. Un article qui vous entache aujourd'hui continuera à le faire pendant longtemps, tant qu'il est référencé et en ligne.

Enfin, gardez à l'esprit que nous - ONG - n'avons rien à vendre. Ni produits (ou si peu), ni services. La relation que nous construisons avec nos sympathisants, nos donateurs, nos publics... est principalement basée sur la confiance. Et sans confiance, pas de relation possible. Or, auriez-vous confiance en une ONG qui n'a pas bonne e-réputation ?

[Addendum du 30 nov.2007] Voilà un bel article sur le sujet, qui vient de sortir sur TechCrunch. A ne pas louper pour être complet sur le sujet : "Réputation en ligne : c'est parti !"


> Digimind
> Scanblog
> Hington Klarsey - Gestion et protection de votre web-réputation
> Article du JDN sur le sujet
> Décret sur le droit de réponse sur le web (JO/LCEN)

5 nov. 2007

Surveillez et optimisez votre e-réputation (1/2)

E-réputation, réputation numérique ou cyber-réputation... vous l’aurez compris, votre réputation (en premier lieu, celle de votre ONG) se construit – et se détruit – sur le web aussi. Dans son acception la plus large et en résumé, l’idée qui se cache derrière ce terme est de mesurer comment on parle de vous sur le web. Des articles positifs sur des sites à forte audience aux billets sympas de blogs cachés au plus profond de la Toile... mais aussi des rumeurs courant par mail, aux diffamations éphémères sur des forums modérés à la va-vite en passant par la désinformation et les "attaques" en tous genres, tout est à considérer. Car les ONG en sont la cible - au même titre que toute organisation publiquement exposée. C'est d’ailleurs souvent lié au degré de "réussite" et/ou à l'exposition médiatique. Inutile de vous (re-)préciser que plus vous êtes célèbre et plus vous y êtes exposé. En bref, pensez à soigner votre e-réputation.

Dans un livre traitant de cybercriminalité, une petite histoire introductive évoque une société française revendant du matériel informatique sur le territoire français. L'homme à la tête de cette société achète son matériel à plusieurs fournisseurs étrangers. Mécontent de l'un d'entre eux, il décide de ne plus faire affaire avec lui. Ce dernier accepte mal la nouvelle et - par vengeance - décide de mener une vraie campagne diffamatoire par mail et sur le web. Résultat : la petite société française perd sa clientèle, le patron à sa tête est accusé - à tort - de pédophilie et de malversation, ses vies professionnelle et privée sont totalement anéanties. Un jugement rétablira pourtant la vérité. Trop tard. Le mal est fait.

Cet exemple extrême tiré d’un fait réel montre à quel point il est important d’être vigilant sur ce qui se dit de vous sur le web et de pouvoir, le cas échéant, prendre des mesures en termes de communication, avant même que vous n'envisagiez de faire appel à la Loi. Cet exemple - dont je vous ai passé les détails - met également en relief les caractéristiques propres au web : la rapidité et la viralité. Pas de secret, mieux vaut se préparer pour faire face. Et vite.

1. Analysez et décryptez votre audience
C'est le premier travail à faire : analyser l'audience de votre site. Backlinks, liens référents, referers... : vous devez tout savoir sur les sites web qui pointent vers le vôtre. Grâce à Google analytics (gratuit) ou tout autre marquage d'audience (Xiti, e-Stat... payants), vous pourrez obtenir des rapports très complets. Ces solutions permettent d'accéder - en général - aux pages qui parlent de vous (avec lien).
En outre, vous pouvez - toujours grâce à Google - avoir également accès aux pages référencées sur le dit moteur, qui pointent vers les vôtres grâce aux outils pour les webmasters. Ce même travail (obtention des backlinks) peut être effectué également sur Yahoo et sur d'autres moteurs (en veillant sur Google et Yahoo, vous veillez sur près de 95% de la part de marché de la recherche sur le web...). Autre source d'informations : les logs de connexion fournis par votre hébergeur de site : des interfaces de type Webtrends ou Urchin vous permettent de décortiquer les fichiers de logs de connexion à votre serveur. A ne pas négliger.

Néanmoins - soyez parano -, on peut parler de vous sans établir un lien vers votre site. Reste donc à établir une veille sur des termes propres à votre ONG : votre dénomination sociale, vos actions, le nom de votre DG, le nom de votre magazine... Il suffit pour cela de faire des recherches avancées sous Google (encore lui...) sur, par ex., une expression exacte de type "Le Cercle des ONG online" et d'analyser les résultats. Vous avez également tout intérêt à créer des alertes Google qui vous permettront de suivre la publication et/ou l'indexation d'articles vous concernant. Système très utile puisque vous recevez tout sous forme d'alertes e-mail. Attention toutefois à ne pas trop en créer. Pensez quand même au nom de votre ONG, à l'adresse de votre site web, aux salariés exposés publiquement, etc.

Ces étapes passent par une analyse fine des pages, tant d'un point de vue quantitatif que qualitatif. Ce qui signifie évidemment de prendre le temps de lire ces pages... Un travail qui peut s'avérer fastidieux. Un "mal" nécessaire.
[la suite dans le
billet suivant
]


> Google analytics
> Yahoo ! site explorer
> Google - outils webmaster
> Xiti
> E-stat (Médiamétrie)
> Google alerts