28 oct. 2007

Mobilisez le cinquième pouvoir !

Internet est le seul canal à offrir à chaque citoyen (équipé d'un ordinateur et d'une connexion ou situé à proximité d'un cybercafé. Et pas en Chine...) un droit d'expression inédit. C'est ainsi, qu'on a vu (ré-)apparaitre l'expression "cinquième pouvoir" pour désigner le web : tout internaute a en effet le potentiel d'écrire, d'informer, de critiquer, de produire, de créer... mais aussi de se mobiliser et de mobiliser les autres. Les grandes marques l'ont bien compris, les ONG aussi. Et ça se voit.

Quand on est une ONG, proposer sur son site un espace "Webmaster", "Goodies" ou "Multimedia" où l'on peut télécharger des éléments promotionnels (bannières, vidéos, widgets...) est devenu quasi incontournable. Et il est vrai qu'il faut les chouchouter les internautes qui animent des sites perso, des pages web ou des blogs... et qui veulent donner un coup de pouce aux ONG.

Ce qui a changé ces derniers mois (voire années), c'est la multiplication des blogs. Because la simplification des systèmes de publication. Plus besoin de s'y connaitre en code (html, php...) ni même d'être équipé en logiciels spécifiques pour pouvoir publier textes, images, vidéos... Tout se passe désormais en ligne. L'internaute lambda est le roi de la publication. Du coup, l'intérêt - pour les ONG - de sympathiser avec cette communauté, cette véritable caisse de résonnance, ce cinquième pouvoir, s'est également renforcé.

Ainsi, on assiste à la mise en place de systèmes très élaborés pour convaincre le webmaster ou le blogueur de se mobiliser et de constituer un relai de l'action de l'ONG. En voici deux exemples.

Sans doute un des produits les plus aboutis : la "e-mobilisation" proposée par l'AFM, dans le cadre du Téléthon. Une rubrique principale du site de l'événement vous propose en effet de vous "e-mobiliser" via de nombreux outils (logo, bannières, affiches, widgets, mini-formulaires, compteur, relay2doo...). Tout simplement complet.

Autre concept dans le genre, tout récent : le Web-Bénévole. Vous le savez, je suis friand des néologismes. Et j'avoue que celui-ci est pas mal du tout, pas aussi séduisant qu'Adriana, mais bon... L'idée - pour la Croix-Rouge - a été de centraliser cette véritable campagne de recrutement de cyberacteurs dans un site dédié dont le titre est on ne peut plus valorisant pour les internautes éditeurs : "Sans vous, que ferions-nous ?". Pas mal...

Plus modestement (sans budget et avec peu d'efforts), on n'oubliera pas de mettre à disposition des blogueurs et autres webmasters, des bannières via des sites tels que les influenceurs.net. Et/ou de contacter directement les blogueurs les plus influents dans sa thématique.

En résumé, pensez à cette typologie de public, à ce cinquième pouvoir, lorsque vous construisez vos campagnes de communication. Particulièrement online. Il y a encore beaucoup d'efforts à faire dans ce domaine et beaucoup d'outils à inventer.


Quelques espaces webmaster/multimedia/goodies
> Croix Rouge
> Greenpeace
> Secours Populaire
> Aides
> Sidaction
> désolé pour ceux que je n'ai pas cité...



*Pour rappel, les 4 premiers sont, respectivement :
l'exécutif, le législatif, le judiciaire et les médias.
[Article sur le sujet in L'Express]
[Définition / Thierry Crouzet]

26 oct. 2007

Quel donateur êtes-vous ?

C'est précisément l'objet d'un mail que je viens de recevoir et que - poussé par cette curiosité qui m'anime - j'ai ouvert. Ce que j'y ai découvert ? Une enquête - en ligne of course - est actuellement en cours sous le titre global "La première grande enquête nationale sur les solidarités". Qui en est à l'origine ? AVO ETHI-DATA. Plus clairement et précisément, c'est Antoine Vaccaro* and Co. Qui cela intéresse ? moi et vous, qui travaillez dans une ONG. Et "les responsables des politiques publiques", apprend-t-on même dans le mail.

En tant qu'internaute responsable, j'ai répondu à ce questionnaire - un peu long mais très détaillé. On vous questionne sur vos habitudes et votre conception du don, votre approche du commerce équitable et produits associés. En résumé, on veut savoir comment s'exprime votre générosité et/ou votre solidarité. Une étude très intéressante dont on attend avec impatience les résultats qui doivent "être rendus publics", nous confirme A. Vaccaro.

Enfin, pour chaque questionnaire répondu, AVO ETHI-DATA s'engage à reverser 10 centimes d’euros à l’une des associations citées dans l’enquête qui sera tirée au sort. Sympa.

Soyons pros jusqu'au bout : histoire de ne pas induire des biais dans l'analyse de cette enquête, je ne vous transmettrai pas de lien vers cette enquête. N'insistez pas et patientez !

Je peux juste vous indiquer au passage l'utilisation des services d'AreYouNet pour la mise en place de cette enquête...

25 oct. 2007

VeosearchBlog : le blog du web solidaire et des innovations durables

Veosearch : vous connaissez, surtout si vous êtes un(e) fidèle de ce blog. Mais le blog de Veosearch : vous ne connaissiez pas, hein ? Eh oui, c'est tout nouveau, tout beau. C'est une initiative de plus d'Arthur et Guillaume, les 2 passionnés à l'origine du projet Veosearch (sont biens ces gars là...). Objet du blog : le "web solidaire et les innovations durables". Autant dire que ce blog va surfer sur la vague porteuse de Dédé (rien à voir avec le cochon de la Française des jeux, je veux bien sûr parler du développement durable. Vous suivez ou bien ?). Gageons que ce blog sera... durable !

> Veosearch / le blog

Et profitez-en pour essayer la V2 de Veosearch :
> Veosearch

18 oct. 2007

Solidaripresse : l'abonnement solidaire

Une initiative solidaire de plus ? Oui, mais pas n'importe laquelle. En voilà une idée qu'elle est bonne : proposer aux internautes de s'abonner à des titres de Presse (parmi pléthore de magazines et autres revues) à des prix avantageux et faire bénéficier une ONG (parmi celles proposées) de 3 euros par abonnement.

C'est simple, non ? Au final, en vous abonnant, ce n'est pas une mais deux bonnes actions que vous réalisez : vous faites profiter une ONG de votre geste, mais aussi vous soutenez la presse écrite (papier) en vous abonnant. Qui a dit que le web allait tuer la presse écrite papier ? Enfin, je ne peux m'empêcher de souligner que Solidaripresse est située à Nantes (rappel : Nantes est situé en Loire Atlantique et non en Bretagne...). Sont bons les Nantais !

> Solidaripresse

17 oct. 2007

Ca vous dit une carte bancaire aux couleurs de votre ONG ?

Et oui, c'est désormais possible. C'est ce qu'on apprend dans un article de Capucine Cousin sur les Echos.fr. Il existait jusqu'à présent une interdiction de co-branding de marques (ONG incluses) sur les cartes bancaires. Aujourd'hui, plus rien ne vous en empêche [sauf le bon sens, ndlr]. Au-delà d'une CB chartée à vos couleurs, l'idée - nous dit-on - est de privilégier une population cible en associant des services à forte valeur ajoutée. On y apprend également que l'Unicef s'est lancée dans l'aventure fin 2006, avec la Banque Postale, "sous forme de carte cadeau". Une carte bancaire ? oui ! Mais uniquement pour faire des dons en ligne ou des achats sur Soliland.fr...

> Les Echos
> L'article
[pdf]

11 oct. 2007

Les ressources du non profit : les veilles - l'éveil - des autres

En panne d'inspiration ? Allez donc jeter un oeil chez les autres pour voir ce qui se fait ! Moi, c'est toujours souvent ce que je fais. Voilà quelques bonnes adresses qui aident à voir les tendances - bonnes et moins bonnes - de la com' dans le caritativo-non-profit*.

Ce que j'aime dans le web, c'est la dynamique de partage. Ceux que j'aime dans mon boulot, c'est ceux qui partagent. Du partage nait l'enrichissement mutuel. Celui qui reçoit - comme celui qui donne - s'enrichit. Ceux qui font de la rétention et qui ne partagent pas n'ont rien compris. En outre, montrer ce qu'on fait, ce qu'on pense, - mieux - ce qu'on est en train de faire, en train de penser : là c'est le summum du partage. Ci-dessous une liste non exhaustive de sites et de blogs aux origines variées et qui nous font partager leurs approches, leurs travaux, leurs expériences et/ou leurs veilles. Une pratique à généraliser.

> Les nouveaux medias non marchands
/ EXCEL & TEXTUEL LA MINE
Un site très soigné, fruit de la rencontre entre 2 agences : Excel et Textuel La Mine.
Cinq rubriques pour comprendre la philosophie de ces agences, en matière de "non marchand". Des interviews, des articles critiques, des "références"...
www.lesnouveauxmediasnonmarchands.com


> Le blog des ressources non profit
/ TBWA CORPORATE
Encore une agence ? me direz-vous. Oui. Et ce n'est pas fini !
Ce coup-ci c'est TBWA CORPORATE qui nous propose, dans une logique clairement "blog" (j'adore), une veille très intéressante sur l'actu de la communication non profit. Une veille de dimension internationale.Très appréciable quand on a peu de temps et peu de moyens.
ressourcesnonprofit.typepad.fr


> The Blong
/ Rmg:connect
Mettez au moins 5 chamallows dans votre bouche, pincez-vous le nez et essayez de prononcer "ze blog" : vous obtenez un son qui ressemble comme deux gouttes d'eau au titre de ce blog. Sans rancune Monsieur Chaffiotte ? Trève de plaisanterie, voici encore un bel exemple de partage de veille et d'expériences sur le "marketing socio-caritatif" (Monsieur Chaffiotte aime les néologismes ou les locutions peu usitées...). Là aussi, la dimension internationale de l'exercice est appréciée. Merci Rmg.
www.theblong.fr


> Le meilleur du marketing pour les NPO
Une initiative personnelle de Miss Bénédicte, très orientée communication et publicité des ONG. Un blog très documenté et régulièrement mis à jour. Qui a dit que nous manquions de jeunes plein d'idées dans le domaine du marketing caritatif ?
http://lalbumnpo.wordpress.com



> Communication sans frontières
J'avoue avoir un peu de mal à me prononcer sur la qualité globale du site... Mais l'approche affichée est intéressante et les intentions louables et innovantes. Surtout, on y trouve pas mal d'infos pertinentes (rubriques "observatoire, interviews, dossiers"). Manque un peu d'actu, non ? Et quid du lien avec l'agence Plan.net ?
www.communicationsansfrontieres.net


> Et les agitateurs de solidarité alors ?
Pas de signe de vie de leur site depuis quelques jours... serveur down ? ou autre ? dommage. Si mes souvenirs sont bons, il y avait plein de choses intéressantes sur ce site. Espérons qu'ils reviennent vite nous agiter notre solidarité !
www.agitateursdesolidarite.org

*décidément, j'aime bien ce néologisme...

9 oct. 2007

Liens sponsorisés et autres (meilleurs ? ) conseils marketing : 3 pdf à ne pas manquer

Cet automne est décidément propice à la pousse des champignons publication de livres blancs très pertinents. Après celui de Cabestan sur l'e-mailing, je vous conseille vivement le téléchargement et la lecture de 3 pdf qui vous intéresseront certainement, quel que soit votre niveau de connaissance dans le domaine.


1> Les liens sponsorisés
Voici un livre blanc signé Mirago - régie leader sur le sujet - qui vous dévoilera tout sur cet aspect du e-marketing. Théorie, pratique et bons conseils sont au menu.
http://mirago.zeblog.com
[non, n'insistez pas, je ne vous donnerai pas de lien direct ! faut bien que tout le monde vive !]


2> Les meilleurs conseils marketing de 2007
Malgré un titre un peu présomptueux, ce pdf vaut le détour. Conseils-Marketing.fr a réuni là des conseils d'experts, à la façon des plus célèbres conseils de MarketingSherpa. Avec une approche désormais classique - mais tellement plus sympa - de traitement de l'info "Les 8 façons de rater...", cet ebook aborde des sujets variés tels que l'e-mailing, le marketing viral, le fax-mailing, le buzz...
http://conseilsmarketing.files.wordpress.com/2007/10/conseils-marketing-2007.pdf

3> Concevoir une campagne e-mailing : le B-A-BA
Dernier clin d'oeil : un document que nous devrions tous avoir sous le coude (sous la souris). Dans une fiche technique très synthétique, Actimail, groupe expert en marketing direct (et e-marketing), nous résume l'essentiel à ne pas oublier quand on veut se lancer dans l'e-mailing.
http://www.actimail.com/fr/expertise/documents/Fiche_technique7.pdf

3 oct. 2007

Du marketing de la permission

Je dois vous avouer une chose : le marketing traditionnel, pur et dur, j'y crois moyennement. Ça me semble de moins en moins adapté à nos modes de vie, à nos comportements... Encore moins au web et à notre secteur caritativo-non-profit*. Alors j'ai cherché. Pas longtemps, et j'ai trouvé. J'ai trouvé une philosophie marketing qui me sied bien et qui colle - à mon sens - au web et à l'idée que je me fais des internautes. En outre, je suis intimement convaincu que les relations B2C, B2B, C2C (et même R2-D2... ;-) vont évoluer dans le sens de ce qu'on nomme désormais le permission marketing**.

Nombreuses sont les techniques marketing (marketing direct, publicités...) qualifiées à juste titre d'intrusives. J'entends par "intrusives" le fait que vous en êtes la cible d'une part sans rien avoir demandé - pauvre de vous - et d'autre part à un moment qui tombe vraiment très mal. Exemple : nous sommes dimanche soir, vous êtes confortablement installés avec votre dulcinée dans votre canapé. Vous vous délectez du dernier film de Georges Clooney (vous aimez elle aime Georges Clooney...) sur une chaîne de la TNT. Combien de fois serez-vous importunés par ces fameuses pages de pub ? des pubs qui ne vous intéressent pas ? C'est pourtant le fruit de techniques rodées qui poussent le publicitaire à vous imposer ses messages.

Et oui, on nous traite ainsi - sans nous demander notre avis. Sans nous demander notre permission. Ce serait pourtant logique, non ? C'est de ce postulat que naît le permission marketing ou marketing de la permission. Une notion que l'on doit - pour beaucoup - à Seth Godin, le gourou, le pape, - que dis-je ? - le dieu du permission marketing.

Un principe de base que tout marketer devrait avoir en tête : le consommateur (la cible - l'être humain - le citoyen) a de moins en moins de temps à consacrer à la pub.
Stratégie n°1 (la moins subtile - la moins durable) : le marketer tentera de coloniser - par tous les moyens - tous les espaces-temps disponibles de notre vie... C'est une stratégie intrusive. Stratégie n°2 (la plus subtile, la moins "agressive") : demander la permission au consommateur de solliciter son attention et - de fait - lui prendre du temps. Obtenir l'accord sur ce point est primordial.

Les exemples de mise en pratique du permission marketing - où le consommateur dispose in fine d'une certaine maîtrise de la "pression marketing" dont il est l'objet tant d'un point de vue quantitatif que qualitatif - se multiplient sur le web. Et s'installent même de façon quasi naturelle. Ainsi remplit-on des formulaires d'abonnement à des newsletters où vous pouvez choisir nombre de paramètres dont la fréquence d'envoi, l'approche (promotion, information, etc.)... Des services clientèles vous proposent désormais de choisir l'heure d'un prochain contact dont vous choisissez également le mode : par téléphone, par mail ou lors d'un rendez-vous en agence. Bref le client redevient "roi".

Quid de l'application dans le monde du caritatif ? La même. Je suis pour une évolution vers des systèmes de marketing relationnel où la cible (donateur, sympathisant...) détermine tout ou partie du "paramétrage" de sa relation avec l'ONG. Cette relation n'en sera que plus durable. J'en suis persuadé.

A consulter, sans modération :
Le blog de Seth Godin - himself


*encore une néologisme qui "sonne" pas mal du tout. Non ?
**désolé pour l'anglicisme...

1 oct. 2007

Communication à but totalement ludique

Le jeu - en ligne (et même off line) - fait partie de ces territoires qui sont encore peu exploités par les ONG. Du "simple" jeu-concours au jeu plus élaboré, les "éléments" ludiques peuvent pourtant constituer une opportunité d'interaction et d'animation d'une relation entre les ONG et leur(s) public(s). Enfin, c'est mon point de vue à moi.

Je fais partie de cette génération - les trentenaires - qui a baigné dans un environnement où le jeu - sous toutes ses formes - et les loisirs ont une place essentielle. Au bout de trente ans, ça doit laisser des traces... car aujourd'hui, je suis intimement convaincu non seulement que le jeu constitue un outil de communication sous estimé (et sous usité*) mais aussi qu'il s'avère répondre à un réel besoin quasi universel. Tout le monde a besoin de jouer, de se divertir par le jeu (de la simple grille de mots croisés sudoku au jeu dernier-cri sur la WII).

Par ailleurs, j'insiste au passage que "jeu" et "sérieux" ne sont pas deux notions incompatibles. Au contraire. C'est un peu comme l'approche comique. Je suis de ceux qui pensent qu'on peut rire de tout (tout est dans la manière et le contexte). De même, je pense qu'on pourra vraisemblablement et a priori aborder tout sujet par le jeu. Et les sujets "touchy" ne manquent pas au sein des ONG : maladies, souffrances, privation de libertés, catastrophes... Enfin - élément important - en tant que professionnel de la communication, il faudra avant tout déterminer son ou ses objectifs dans le choix du jeu en tant qu'outil de com'. A considérer également : la population cible - en particulier la ou les tranches d'âge. Contre-exemple : exclure le jeu d'une communication auprès de séniors. Bien au contraire, les séniors apprécient les jeux.

Autre argument de poids : le web, par nature est un canal propice aux jeux. Les ONG, comme toute autre organisation, peuvent donc mettre à profit les intérêts du jeu dans leur stratégie de communication on line, avec un minimum de risques.

A mon sens, différents objectifs motivant la mise en place d'éléments de jeu en ligne peuvent se distinguer, s'entremêler, se complèter.

> Recruter
Objectif clairement marketing : recruter du "client". Contextuellement et appliqué à notre secteur d'activité, le but avoué est de recruter des "sympathisants" ou des donateurs potentiels. Concrètement, il s'agira d'organiser un jeu-concours en ligne, à base de formulaires et d'un gain quelque peu attrayant. L'intérêt : des coûts réduits (frais d'huisser, techniques et promotionnels) et l'opportunité de collecter des adresses complètes et autres éléments qualifiants.

> Sensibiliser et informer
Objectif principal : faire passer des messages de prévention, d'information ou de sensibilisation à des causes variées au travers de parcours de jeux. Avec des scénarios plus ou moins élaborés et des conceptions plus ou moins complexes, l'éventail de produits visant ces objectifs est large. On est ainsi aux frontières du ludo-éducatif. Gros avantage du web : les possibilités de mise en situation ou de simulation. Reproduire virtuellement une situation, une problématique... est effectivement envisageable sur le web. Je pense en particulier aux perspectives offertes par Second life ou par "Stopdisastergame", un jeu en ligne - à l'initiative des Nations Unies - simulant la gestion d'un territoire face aux risques naturels (séisme, tsunami, incendies...).

Petite sélection en vrac
http://www.sparadrap.org - [C'est mon coup de coeur, avec des jeux à imprimer]
http://www.stopdisastersgame.org [signé Nations Unies]
http://www.sos-21.com [ambiance gamers]
http://www.touteslesrencontressontpossibles.com
[signé Aides]

> Et faire du profit
On a beau être dans le secteur du non marchand, il faut bien avouer qu'il faut tout de même des ressources. Et il n'y a pas que les dons, les legs, les donations... il y a aussi les ventes. Bien que limitées et encadrées, les ONG peuvent vendre des produits de tout ordre. Parmi ceux-ci, les jeux. Et en plus, quand on peut les acheter en ligne, c'est encore mieux !
L'exemple du genre : la boutique de l'Unicef ; elle regorge d'idées de jeux à offrir pour la bonne cause.

*c'est un néologisme qui a de la classe, non ?

[Addendum du 4 octobre]
Merci à Antoine M. qui m'a aidé à retrouver ce terme que j'avais sur le bout de la souris depuis quelques jours. Il s'agit de "advergame". Ce terme - une nouvelle fois anglais - résulte de la contraction entre advertising (publicité) et game (jeu). Tout est dit dans ce néologisme. Reste à créer l'équivalent dans la langue de Molière. Ludomercial ? Divertipub ?