5 nov. 2007

Surveillez et optimisez votre e-réputation (1/2)

E-réputation, réputation numérique ou cyber-réputation... vous l’aurez compris, votre réputation (en premier lieu, celle de votre ONG) se construit – et se détruit – sur le web aussi. Dans son acception la plus large et en résumé, l’idée qui se cache derrière ce terme est de mesurer comment on parle de vous sur le web. Des articles positifs sur des sites à forte audience aux billets sympas de blogs cachés au plus profond de la Toile... mais aussi des rumeurs courant par mail, aux diffamations éphémères sur des forums modérés à la va-vite en passant par la désinformation et les "attaques" en tous genres, tout est à considérer. Car les ONG en sont la cible - au même titre que toute organisation publiquement exposée. C'est d’ailleurs souvent lié au degré de "réussite" et/ou à l'exposition médiatique. Inutile de vous (re-)préciser que plus vous êtes célèbre et plus vous y êtes exposé. En bref, pensez à soigner votre e-réputation.

Dans un livre traitant de cybercriminalité, une petite histoire introductive évoque une société française revendant du matériel informatique sur le territoire français. L'homme à la tête de cette société achète son matériel à plusieurs fournisseurs étrangers. Mécontent de l'un d'entre eux, il décide de ne plus faire affaire avec lui. Ce dernier accepte mal la nouvelle et - par vengeance - décide de mener une vraie campagne diffamatoire par mail et sur le web. Résultat : la petite société française perd sa clientèle, le patron à sa tête est accusé - à tort - de pédophilie et de malversation, ses vies professionnelle et privée sont totalement anéanties. Un jugement rétablira pourtant la vérité. Trop tard. Le mal est fait.

Cet exemple extrême tiré d’un fait réel montre à quel point il est important d’être vigilant sur ce qui se dit de vous sur le web et de pouvoir, le cas échéant, prendre des mesures en termes de communication, avant même que vous n'envisagiez de faire appel à la Loi. Cet exemple - dont je vous ai passé les détails - met également en relief les caractéristiques propres au web : la rapidité et la viralité. Pas de secret, mieux vaut se préparer pour faire face. Et vite.

1. Analysez et décryptez votre audience
C'est le premier travail à faire : analyser l'audience de votre site. Backlinks, liens référents, referers... : vous devez tout savoir sur les sites web qui pointent vers le vôtre. Grâce à Google analytics (gratuit) ou tout autre marquage d'audience (Xiti, e-Stat... payants), vous pourrez obtenir des rapports très complets. Ces solutions permettent d'accéder - en général - aux pages qui parlent de vous (avec lien).
En outre, vous pouvez - toujours grâce à Google - avoir également accès aux pages référencées sur le dit moteur, qui pointent vers les vôtres grâce aux outils pour les webmasters. Ce même travail (obtention des backlinks) peut être effectué également sur Yahoo et sur d'autres moteurs (en veillant sur Google et Yahoo, vous veillez sur près de 95% de la part de marché de la recherche sur le web...). Autre source d'informations : les logs de connexion fournis par votre hébergeur de site : des interfaces de type Webtrends ou Urchin vous permettent de décortiquer les fichiers de logs de connexion à votre serveur. A ne pas négliger.

Néanmoins - soyez parano -, on peut parler de vous sans établir un lien vers votre site. Reste donc à établir une veille sur des termes propres à votre ONG : votre dénomination sociale, vos actions, le nom de votre DG, le nom de votre magazine... Il suffit pour cela de faire des recherches avancées sous Google (encore lui...) sur, par ex., une expression exacte de type "Le Cercle des ONG online" et d'analyser les résultats. Vous avez également tout intérêt à créer des alertes Google qui vous permettront de suivre la publication et/ou l'indexation d'articles vous concernant. Système très utile puisque vous recevez tout sous forme d'alertes e-mail. Attention toutefois à ne pas trop en créer. Pensez quand même au nom de votre ONG, à l'adresse de votre site web, aux salariés exposés publiquement, etc.

Ces étapes passent par une analyse fine des pages, tant d'un point de vue quantitatif que qualitatif. Ce qui signifie évidemment de prendre le temps de lire ces pages... Un travail qui peut s'avérer fastidieux. Un "mal" nécessaire.
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2 commentaires:

Anonyme a dit…

Bonjour,

A noter la sortie du poulain français de la protection et de la gestion de réputation numérique Web-réputation de Hington Klarsey www.web-reputation.com

Pour une fois que c'est de chez nous !

Claude P. a dit…

Patience ! ça fait partie de la deuxième partie du sujet...