4 sept. 2007

Second life : des opportunités pour les ONG ?

Second life : "tout le monde en parle, personne ne connaît vraiment", suis-je tenté de dire. Néanmoins, je suis tellement curieux de ces nouvelles "expériences" permises par le web que j'ai franchi le pas. J'y suis allé. Pas réellement "moi", mais Doctheo W., mon double dans SL. Objectif : découvrir ce qui se fait en terme de communication associative. Bref tour d'horizon avec 3 exemples caractéristiques.

Rappel du principe de Second life : un univers virtuel où - a priori - tout est possible comme dans le monde réel. Le meilleur comme le pire. Et dans ce monde virtuel, les actions du secteur associatifs commencent à se faire voir.

Un des derniers nés : Conservation Island. Cette île a été créée par/pour le WWF pour sensibiliser à leur cause. Esthétiquement réussie (car reproduisant un environnement très "nature"), avec quelques animaux : pandas, aigles, baleines... Quelques panneaux d'infos permettant de sensibiliser les "visiteurs".

Autre initiative, franco-française (je suppose) cette fois : La ligue contre le cancer. Cette association dispose dans SL d'une vraie structure d'accueil avec différents espaces remplissant clairement les fonctions affichées : Soutien de la recherche, Prévention / Information / Dépistage... De nombreux documents peuvent être visualisés et téléchargés (revue, plaquette, campagne pub...). Et il y a même des urnes virtuelles pour faire de vrais dons (de Linden dollar - la monnaie locale -, of course) ! Les visiteurs de SL sont-ils seulement généreux ? dernier point concernant la Ligue contre le cancer : on y trouve une salle de conférence, avec écran de projection. Y a-t-il eu usage de cet équipement ? mystère...

Enfin, citons Reporters sans Frontières qui - en plus d'avoir des locaux - joue la carte de l'événementiel en organisant des conférences de presse dans SL. Et oui.

En bref, outre l'aspect implantation mobilière et immobilière dans SL, les assos - comme toute autre organisation - peuvent envisager d'être présentes sur place. D'y faire de la com' (affichage, événementiel...) et surtout de ne pas oublier de jouer l'aspect communautaire. SL est avant tout une grande communauté avec de nombreux groupes...

Un intérêt à ne pas négliger : "faire parler". Simplement parce que c'est dans Second Life, effet de mode oblige.

Question qui n'a pas trouvé de réponse : qui a conçu ces nouveaux espaces pour les associations ? agences ? salariés? passionné ?

WWF France
Reporters sans frontières
La Ligue contre le cancer

7 commentaires:

WhilelM a dit…

En tout cas ce qui peut être signalé c'est que toutes ces "opportunités" sont hébergées et rendues possible grâce à une seule entreprise qui possède les clés de l'accès (ou non) de ce monde.

Claude P. a dit…

Vous voulez parler de Linden Lab ou d'autres financeurs majoritaires ???

Roquette Syntaxe a dit…

Très bonne idée que de faire un reportage virtuel dans ce monde de 0 et de 1. Second Life n'est encore qu'un nain malgré le battage médiatique qui est fait dessus mais l'outil est tellement attractif pour tous les graphistes qui travaillent en 3D qu'il va invariablement s'étendre et comme d'habitude, la manque de moyen (des ONG) doit être compensé par l'anticipation et l'occupation du terrain. C'est ce qu'on compris ces ONG et la question éthique de savoir qui est propriétaire de cet espace n'a pas beaucoup d'importance dans ce calcul stratégique.

Bravo pour l'idée du Blog, même si les posts sont un peu rares.

Claude P. a dit…

Effectivement. Je ferais même de nombreux parallèles avec les débuts du web. La grande question est "Les perspectives de développement de SL sont-elles à l'image de l'évolution du web ces 15 dernières années ?".
J'entends par là, la rationalisation et l'autorégulation.

Anonyme a dit…

Avoir un avatar sur SL coute autant en énergie (serevur et autres...)que se que consomme un brésilien en an!
N'y a t'il pas une confusion des genres de voir des Ong comme le WWF promouvoir ce type de comm'...?

Claude P. a dit…

OK sur le principe avec cette remarque. Néanmoins, si - en tant qu'ONG citoyenne - on doit se refuser tout mode de communication qui "grille" de l'énergie et/ou relargue du CO2, on ne pourrait plus rien faire... Il y a donc un équilibre à trouver.

Lucinda a dit…
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