26 août 2010

Quand la première dame de France s'affiche...

...et bien ça me donne une excuse pour reprendre mon activité de blogueur. J'avoue que j'étais passé au travers de cette campagne de pub qui date - renseignement pris sur la Toile - de début mai. Une campagne dont la construction online se révèle très séduisante (non, je ne parle pas de Carla !). Reste à savoir ce qu'on attend de nous après...

En fait, ce sont des affiches 4*3 (sans doute du gracieux - merci le mois d'aout !) montrant Carla et son tee-shirt (signé Jean-Paul Gaultier) estampillé du fameux ruban rouge et de la mention Youtube, qui attirent mon attention alors que je file sur mon fidèle destrier vers mon agence préférée. Arrivé au bureau à 7h15 - comme tous les matins ;) - je consulte Google qui me guide tout d'abord vers la chaine BornHIVFree de Youtube. Une réussite dans le genre.  J'y découvre - avant même de voir la vidéo de Carla - un superbe film d'animation très féérique ("Bébé dans le ciel") sur fond musical de Amy Winehouse qui - on le sait - même une vie saine et exemplaire (je l'adore quand même...). Puis, enfin, je découvre la vidéo de Carla. Elle m'invite à signer un engagement via - notamment - le système d'annotations incrustées dans les vidéos. Facile. Je lui laisse mon prénom et mon adresse email. Et puis... plus rien !

16 mars 2010

Application iPhone ou site mobile : quel choix pour les ONG ?

Il est sans doute un moment, au cours de votre stratégie de développement, où vous serez amenés à vous poser cette question. En tout cas, c'est tout le mal qu'on vous souhaite. Cette question, je me la suis posée (et me la pose encore...). Et je ne suis pas le seul. Un article lu sur Nonprofit Tech 2.0 m'en apporte la preuve et m'amène à réagir.

L'enjeu est simple : de plus en plus de personnes accèdent à des contenus ou des services online via leur smartphones (iPhone, Android, BlackBerry, etc.). Et cette tendance ne va faire que croitre. La question qu'une ONG doit se poser : "Comment rendre accessible les contenus et les services de l'ONG pour ces mobinautes ?". Deux solutions possibles à ce jour : construire un site dit "mobile" (i.e. optimisé pour la navigation mobile) ou développer une/des applications pour un ou plusieurs terminaux (l'iPhone restant - pour le moment - le terminal le plus connu et le plus utilisé. J'ai bien dit pour le moment...).

4 mars 2010

Internet : facteur d'exclusion ou d'intégration ?

Vous le savez, ce blog a pour objectif de discuter de ce que les ONG - plus largement le non-lucratif - réussissent à construire sur la Toile - et plus largement, grâce aux nouveaux médias (i.e. smartphones compris). Parce que je suis passionné par ces nouveaux territoires. Et que c'est mon boulot. Néanmoins, je suis toujours soucieux de considérer la pertinence du choix d'un média (on ou offline) par rapport à une problématique ou une thématique ; mais aussi et surtout par rapport à un ou plusieurs publics cibles. Je ne suis pas du style à vendre "du Web pour faire du Web". Et il faut effectivement - entre autres points - garder à l'esprit que tout le monde n'a pas encore accès au Web.

Il est bon de se poser ces questions. Tout comme de s'interroger sur l'impact d'un média - ou son appropriation, au-delà du message. Le fond et la forme. Ainsi, j'ai découvert sur le site InternetSolidaire.fr, que Jean-François Amadieu, sociologue et Président du comité de programme du colloque* éponyme, pose et se pose - aussi- beaucoup de questions. Je reprends d'ailleurs intégralement l'édito du site. J'espère qu'il ne m'en voudra pas...

2 mars 2010

Optimisation du P2P fundraising par l'utilisation des médias sociaux

En voilà un white paper sur le fundraising online qui fait du bien à lire. Un white paper (un livre blanc - pardon Jean-Baptiste Poquelin...) généreusement publié par Blackbaud & Charity Dynamics qui nous livre quelques éléments clés sur l'impact des médias sociaux dans la collecte P2P (Peer to peer fundraising). Au final, rien de bien surprenant. Mais des chiffres ou des résultats qui confirment l'importance croissante des médias sociaux - notamment Facebook et Twitter - dans les événementiels de collecte P2P. Un document à ne pas manquer.

Pourquoi tout ça me direz-vous ? D'abord parce que les études montrent que les internautes (US, pour le moment...) passent plus de temps sur Facebook ou Twitter que sur leur boite mail. Eh oui, quand même... Attention, ça ne veut pas dire qu'il faut laisser tomber l'e-mail marketing. Non ! Pensez "complémentarité".

1 mars 2010

Le web en vidéo, en quelques chiffres et en 231 secondes...

Voilà une vidéo comme je les aime (merci Jess3). Une vidéo qui évite les longs discours. Une vidéo que je dédie à tous ceux qui considèrent encore que le Web a été créé par et pour des geeks gamers asociaux (limite "nolife") et qui se bornent à lancer des plans médias exclusivement composés de 4x3 nombrilo-parisiano-centristes dans le métro parisien. Une vidéo pour ouvrir les yeux et les esprits de tous ceux qui refusent de voir la réalité en face : celle d'un Web de plus en plus présents dans nos vies. Une vidéo qui devrait vous décider à investir plus - et mieux - dans Internet.

21 févr. 2010

Compare for Good : le comparateur de prix au service d'Oxfam UK

Dernier né de la famille Oxfam UK on ze web*, voici Compare for good. Le principe est simple : c'est un comparateur de prix de produits financiers et d'assurance. Et alors ? me direz-vous... Alors, ce comparateur n'est pas comme les autres : les deux tiers des commissions perçues par ce dernier seront reversées à Oxfam UK, pour son action auprès des communautés les plus pauvres.

Selon Compare for good - créé avec Beat That Quote, un spécialiste de la comparaison en ligne - le business réalisé par les comparateurs existants serait de l'ordre de £700,000,000 chaque année (soit plus de 794 000 000 euros !). Imaginons un peu que tous les rosbeefnautes (joli néologisme, isn'it ?) choisissent de passer par ce comparateur plutôt qu'un autre pour choisir, par exemple, leur service de banque ou d'assurance en ligne. Oxfam UK se mettrait ainsi plus de 500 millions d'euros dans la pocket au bout d'un an. Incredible !

Sans doute une autre manière de réconcilier le monde des finances et la lutte contre la pauvreté...

> Compare for Good
> Oxfam UK

*Une expression purement personnelle pour souligner le fait qu'Oxfam UK est à l'origine de principes online innovants (dont Oxfam Unwrapped). Ce n'est pas le cas de tout le monde... Alors faut bien le souligner. Non ? 

14 févr. 2010

Questions-chercheurs.com : la plateforme d'échanges online de l'Association pour la Recherche sur le Cancer

Lancé par l'Association pour la recherche sur le cancer (ARC) à l'occasion de la Journée mondiale contre le cancer, le 4 février 2010, le site www.questions-chercheurs.com a retenu toute mon attention. Pas seulement par ce que je reste attaché au secteur de la recherche biomédicale, mais aussi - et surtout - parce que ce site constitue sans doute une des premières expériences de plateforme de dialogue à la mode 2.0 dans le secteur caritatif.

"L'ARC vous connecte aux chercheurs" :  tout est dit dans la baseline du site. C'est en tout cas l'intention. Après inscription via un formulaire très basique (trop ?) ou via Facebook connect (là, c'est bien vu), je suis identifié et je peux poser mes questions, laisser des commentaires, évaluer les questions ou commentaires des autres. Cela représente sans doute beaucoup de boulot côté modération (a priori) et du côté des réponses à apporter (bon courage mesdames et messieurs les chercheurs...).

31 janv. 2010

Haïti et ONG : le pouvoir des médias (publics) en question

Voilà un sujet qui me travaille depuis quelques temps. A vrai dire, il me travaille depuis le dernier Téléthon et ma réflexion sur le sujet a redoublé à l'occasion du séisme en Haïti et de la catastrophe humanitaire qui s'en est suivi. Ce sujet, c'est le rôle des médias - et particulièrement des médias publics - dans la sensibilisation, la mobilisation et la collecte de fonds. C'est un article publié sur le site de l'Express qui m'incite à m'exprimer sur le sujet. Je ne suis donc pas le seul à me poser ces questions. Et des échanges facebookiens avec deux confrères (ils se reconnaitront) m'ont décidé définitivement.

Que les choses soient claires entre nous : je ne juge pas les organisations qui ont été médiatisées (ou non...) à l'occasion du séisme qui a touché Haïti. Je ne juge pas leur travail ou leur action. Je ne juge pas les partenariats ou les accords ONG-médias qui se sont tissés. Surtout dans un contexte si dramatique. Au contraire, en bon fundraiser, je ne peux que me réjouir - in fine - d'une telle mobilisation. Mobilisation dans laquelle le web à largement trouvé sa place.

24 janv. 2010

Séisme en Haiti : beaucoup d'initiatives sur la Toile et une chanson humanitaire de plus...

Une nouvelle fois, la Toile a su démontrer sa puissance face à ce séisme qui a frappé Haiti le 12 janvier dernier. Puissance, tant d'un point de vue de la circulation de l'information (bienvenue dans le web 3.0 ou "web instantané") que d'un point de vue de la mobilisation des internautes (mais pas seulement...). Bref, le web se montre beaucoup plus "qu'utile". Le web - face à une telle urgence humanitaire que l'on a volontiers mis en parallèle avec le Tsunami du 26 décembre 2004 devenu une véritable (et dramatique) unité de mesure des catastrophe de ce type - est à mes yeux devenu essentiel. Voire vital.















Première constatation : Haïti émerge largement dans les tendances de recherche sur Google depuis 30 jours (graphique ci-contre). Haiti n'intéresse le Monde que depuis le 12 janvier...

En tout cas, Haiti intéresse Google (ou plutôt, Google s'intéresse à Haïti), puisque le moteur affiche sur sa sacrosainte page d'accueil un lien ("Informations pour venir en aide aux victimes du séisme en Haïti). Au menu : don via Google Checkout à Care ou Unicef, actualités et Google earth.

22 oct. 2009

A billion for a billion : la vidéo qui valait 140 000 repas (seulement ?)


C'est signé Google - c'est basé sur son service de partage de vidéo Youtube - et l'opération s'appelle "A billion for a billion". Réalisée au profit du programme alimentaire mondial de l'ONU (World Food Programme), elle est diffusée sur la Toile depuis vendredi 16 octobre dernier, Journée mondiale de l'alimentation. Résultat annoncé le 20 octobre : 140 000 enfants (soit 35 000 dollars collectés ? seulement ?) vont pouvoir être nourris grâce aux internautes qui ont fait un don dans le cadre de ce dispositif. Analyse.

Tout part d'une vidéo - graphiquement dans l'air du temps - mettant en scène des chiffres, des mots, des pictogrammes, des silhouettes et de formes simples qui ont du sens pour tout le monde.

14 oct. 2009

ONG : nouveau scandale impliquant 17 associations


Difficile de passer à côté de cette nouvelle tombée aujourd'hui. Difficile - aussi - de s'abstenir d'en parler. Le secteur du non-lucratif n'a franchement pas besoin de "ça" : un article du Parisien de ce jour révèle que pas moins de 17 associations font l'objet d'une information judiciaire pour escroquerie et abus de confiance. Des milliers d'euros détournés. Tout simplement révoltant.

Mon avis ? Ce sont des accusations qui - vérifiées ou non - risquent de faire des "dégats collatéraux" en jetant le doute et la confusion dans l'esprit de nombreux donateurs ou prospects. L'amalgame est souvent vite fait entre telle ou telle association, dans l'esprit du grand public. C'est d'ailleurs ce que souligne Gilles Paillard, Directeur général de SOS Villages d'enfants au 20h de TF1, association qui pourrait pâtir de cette affaire, alors qu'elle n'a rien à voir dans cette affaire. C'est simplement que l'une des 17 associations incriminées utilise une charte graphique et une dénomination on ne peut plus confusante...

"Pouvoir de don" : une campagne pour inciter les Français à donner plus


C'est aujourd'hui que des associations et fondations, sur l'intitiative de France générosités - le syndicat professionnel des organismes faisant appel aux générosités - ont choisi de lancer une nouvelle campagne ayant pour objectif de sensibiliser les Français à la fiscalité du don. Une campagne diffusée à la radio qui trouve également un relai online au travers d'un site Internet dédié www.pouvoirdedon.org. Explications. Trouvées sur le site. Evidemment.


Quand vous voulez aider une association ou une fondation, vous pouvez être 3 fois plus généreux. Grâce à la déduction fiscale, si vous payez l'impôt sur le revenu, donner plus ne coûte pas plus. Vous voulez donner trente euros ? Donnez quatre-vingt dix ! L'Etat vous rembourse la différence.

4 oct. 2009

Réactivité et internet : les ONG face à l'actualité


C'est un principe de base. L'une des caractéristiques de ce média. Ce qui fait qu'Internet n'est pas un média comme les autres : la réactivité. L'énorme potentiel de réaction et d'action du Web. Quasi instantané. Il y a ceux qui ont compris et qui agissent. Et puis il y a les autres. Ceux qui se posent encore des questions : "On y va ? ou on n'y pas pas ?". Pire encore : "Internet ? Aucun intérêt. On verra l'année prochaine. Pas le temps. Pas l'argent." En fait, il faut tester. Essayer. Expérimenter. Ne rien faire n'est pas une solution. C'est même une mauvaise option qui laisse une mauvaise impression. Enfin, c'est juste mon avis.


Réactivité : n.f.  (de réactif) Aptitude d'une structure vivante à répondre à tout changement physique ou chimique (...) par une réaction, généralement favorable à sa survie et à son développement (d'après le Grand Larousse, édition 1987 - volume 4 - plein de poussières sur l'étagère du salon). De récentes actualités ont incité certaines ONG à réagir. Tour d'horizon, à la volée.